Se réveiller

Qu’est-ce que le Bore-out? Comment l’éviter? 3 pistes de solution

Avez-vous entendu parler du Français qui a poursuivi son employeur parce qu’il n’avait pas assez à faire au travail

Oui, oui. En 2016, Frédéric Desnard a poursuivi son employeur en justice en affirmant que le manque de stimulation et de responsabilités significatives dans son travail avait entraîné une grave détérioration de sa santé mentale, émotionnelle et physique.

Tant et si bien que le terme a son propre nom : le Bore-out.

Il se compose de trois éléments : l’ennui, le manque de défi et le manque d’intérêt.  En bref, c’est l’absence de tâches significatives, plutôt que la présence de stress, qui est le principal problème pour la plupart des gens.  L’ennui peut être une porte ouverte à la morosité, la remise en question, la perte de l’estime de soi, une mauvaise concentration, la fatigue mentale, l’anxiété et la dépression.…

En d’autres termes, un manque de stimulation est dommageable pour notre santé mentale et notre bien-être. 

Le piégé honteux

Peu d’employés veulent être volontairement congédiés ou mis à pied. Dès lors, il est peu probable que les gens fassent quoi que ce soit à ce sujet ou qu’ils le signalent à leur manager. De sorte que la grande majorité d’entre eux ne sont pas disposés et peu susceptibles d’attirer l’attention sur le caractère superflu de leur rôle

Ainsi, même si quelqu’un a très peu de travail à faire, il essaie de “paraître occupé”, en ayant la moitié des courriels écrits ouverts, en couvrant son bureau de paperasse, en travaillant tard ou à table, tout cela pour donner l’impression qu’il est vraiment très occupé. 

Retour d’expérience

Voilà trois ans, j’ai quitté mon joli open-space. Malgré avoir décoré mon petit coin avec des accessoires zen et danois, cela n’a pas suffi à masquer mon sentiment d’ennui profond.

J’ai choisi de m’extirper de ma chaise à roulettes pour me lancer dans l’inconnu. Le besoin d’être libre était plus fort. 

Plus fort que quoi ?

Plus fort que la certitude de mon taf à durée illimitée.

Plus fort que la délicieuse routine du versement mensuel de mon salaire sur mon compte.

Plus fort que la joie de répondre avec charisme à la question « Et vous, que faites-vous dans la vie ? »

Plus fort que le confort d’être reconnue par la société comme une femme ultra compétente, ultra performante, ultra occupée, ultra…tout !

Plus fort que la sérénité de savoir d’avance ce qui allait se passer l’instant d’après, les jours d’après, les mois d’après, les années…

Le fond est insondable

J’ai choisi.

Ou plutôt mon corps a décidé de ne plus répondre aux injonctions de ma bonne élève intérieure.

Verdict de mon médecin: épuisement professionnel. J’aurai aimé qu’il écrive la vérité sur mon arrêt de travail. Un truc du genre “fille perdue (cheveux gras haha!) atteinte d’ennui aigus – risque imminent de mort intérieure par implosion”.

Plutôt réfractaire aux médicaments, j’ai refusé les petite pilules qui endorment les sensations.

Moi et moi-même avons décidé que quitte à sortir des coulisses pour passer sur la scène, nous devions la jouer franc jeu, sans filtre.

J’ai accompagné ma tristesse, mon désarroi, ma perte d’estime personnelle au plus profond. Nous sommes remontées, encore fragiles mais remplies d’espoir. J’ai établi une charte de valeur personnelle et définis mes propres règles.

Je n’ai plus jamais remis les pieds dans un open-space

Encore aujourd’hui, je ne sais pas encore exactement où je veux aller. Ma seule certitude c’est que je veux me sentir libre d’être vraie et de créer ce qui me fait envie.

J’ai trop longtemps cru que mon hypersensibilité était un fardeau, une marque de faiblesse.

Je sais maintenant que c’est en fait une précieuse boussole intérieure. L’acuité de mes sens me donne ma direction à suivre.

Après la prise de conscience, on fait quoi!

C’est un magnifique signe qui vous montre que vous n’êtes pas à votre place. Maintenant, à vous de déterminer si c’est le département, l’entreprise ou encore l’industrie qui vous ne convient pas.

Il s’agit de se poser les bonnes questions et avoir le courage de reconnaître la situation.

Ce n’est pas la situation qui déclenche la peur, c’est la façon dont on choisit de la voir. 

Quel que soit la situation précise, seul trois options s’offrent à vous:

1. Accepter la situation 

On ne change rien et on continue. Cela vous appartient. Contrairement à ce que l’on pense, croire que l’on n’a pas le choix, c’est faire le choix de ne pas faire le choix.

2. Améliorer la situation

Que votre entreprise soit petite ou grande, vous pouvez toujours vous tourner vers votre référant. En parler et déjà montrer une volonté de contribuer à la réussite de la société. 

Malgré que le geste soit louable et plein de bon sens, la réponse en face peut être négative. 

Est-ce grave? Vous aurez déjà préparé le terrain pour la suite. Bravo. 

3. Quitter la situation 

Quitter son travail, c’est se donner un nouvel élan. 

Le geste peut être facile si vous êtes de la génération Millenial. Le geste peut être plus difficile si vous êtes de la génération X. 

A nouveau, on ne peut pas se mentir sur le facteur âge. Trouver un travail après 50 ans est plus ardu qu’à 30 ans.  Mais, la résignation n’est pas de mise. 

Je crois profondément à l’idée d’avoir des multiples carrières. Le Bore-Out est un reset qui nous donne l’opportunité de faire le bilan. 

Avez-vous envie de vous lever le matin? Votre activité vous apporte-t-elle satisfaction? Que changeriez-vous? 

Vous en savez maintenant un peu plus du Bore-Out. Vous êtes dans cette situation et vous chercher des solutions? Tout d’abord, courage et accrochez-vous. La prise de conscience est la première étape vers la suite! 

Si vous ne savez pas par où commencer, voici  Le secret pour trouver votre passion.

Je vous souhaite une journée Exaltante !

Gwen

Vraiment sympa cet article. Alors petit like et gros partage...
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