Se Réveler

La mécanique du rejet

ccc

Merci beaucoup pour l’intérêt porté à notre société. Cependant, nous sommes au regret de ne pas retenir votre candidature pour le poste envisagé….

Après une analyse approndie de votre dossier, nous ne pouvons pas donner une issue positive à votre demande….

Désolée, tu n’as pas assez performé cette année. Tu n’es pas sur la liste des promues cette année…

Chérie, je ne sais pas comment te dire, mais j’’ai rencontré quelqu’un d’autre…

Votre travail n’a pas retenu l’attention du jury. N’hésitez pas à retenter votre chance l’année prochaine…

cccc

Et ça fait Bim, et ça fait Bam. Une douleur sans nom vous traverse le corps. Le sol se dérobe sous vos pieds. Votre petit cœur se déchire en lambeaux.

Vous aviez pourtant tout donné, vous étiez au top. De tout cela, il ne reste rien. Vous vous sentez seule et incomprise.

La scène est mise en place. Le suspense est à son comble et toute l’audience se pose la question : « Mais que va faire l’héroïne ? »

ccc

Que va faire l’héroïne ?

Si j’étais l’héroïne, je me fouetterais dans mon canapé et ferai du bing watching jusqu’à n’en plus pouvoir.

Je pourrai même pleurer et me convaincre que je suis à ch***. Je pourrai encore mieux me comparer à la voisine et à mes copines plus parfaites les unes que les autres. Je me perdrai alors dans mon fil Instagram savamment étudier pour me sentir encore plus misérable.

Finalement, j’attendrai que la douleur passe et la triste image que j’ai de moi s’efface.

Cette technique mainte fois éprouvée marche mais ça prendre du temps, beaucoup de temps.

Mais ça c’était avant.

A vos scalpels

Disséquons l’évènement en 2 temps pour mieux comprendre les mécanismes.

Le spectacle va commencer !

Pourquoi ne pourrait-on pas aborder les évènements différemment ?

Il est intéressant de s’installer au premier rang de notre propre pièce de théâtre et observer.

ccc

Phase 1 : Aï, ça fait mal !

Bim, je reçois un ‘non’ pour participer à un projet.

Bam, un éclair me transperce. Ça fait mal.

Faire un choix

Nous devons et allons faire un choix.

Trois options s’offrent à nous :

  1. Je me désengager de la situation et vais m’oublier en regardant la télé
  2. Je me sens vide, il faut que je me remplisse. Je fonce alors pour finir le paquet de chips entamé la veille.
  3. Ou finalement, je me fais une tasse de café et vais aller taper la causette à ma douleur et mon ressenti

On écoute sa douleur

La douleur d’un refus ou d’un rejet est viscéral. C’est la réponse de notre corps. Il faut l’entendre.

ccc

“La douleur émotionnelle ne peut pas vous tuer, mais la fuir le peut. Laisser la venir. Embrassez la. Laissez-vous aller à vos sentiments. Laissez-vous guérir.”

~Vironika Tugaleva

ccc

Si vous optez pour le petit c., voici à quoi pourrait ressembler votre conservation avec vous-même.

  • Chérie, la vie est un chemin non asphalté. Parfois, on évite de justesse les trous. Et parfois on les prend de plein front. Chaque nid de poule est la douleur d’un rejet.  Elle est valide mais aussi productive. Elle te prouve que tu avances.
  • Ah bon ?  Que j’avance ?
  • Oui, oui ! Mais pas toujours dans la direction que tu souhaiterais, d’où le sentiment parfois de reculer. Il faut accepter que certaine chose échappe à ton contrôle. Alors, le seul pouvoir que tu as sur les évènements est la manière dont tu vas les aborder.   

ccc

Phase 2 : L’interprétation mentale entre en jeu

Je me dis ensuite : ‘je suis nulle’, ‘je ne vaux rien’, ‘je n’arriverai donc jamais à rien’, ‘ce que je fais ne rime à rien’….

Une sirène devrait alors s’enclencher pour vous avertir d’un DANGER imminent !

Réponse à l’évènement 2 : Attention danger

Le refus a été intégré par le corps à travers un sentiment désagréable. Ensuite, la tête doit alors l’interpréter.

Le danger est d’y attacher une interprétation personnelle …souvent dramatique et négative.

C’est à ce moment qu’intervient le public (nous-même) assis confortablement dans son siège. Il interrompt la scène, se lève et dit à l’héroïne : « Vraiment ! ».  

Nous sommes toutes capables de faire taire cette petite voix intérieure qui qui croit que ressentir de la douleur signifie que nous ” faisons fausse route et/ou quelque chose de mal “.

Non, on avance, c’est tout.

La règle des 90 secondes

La règle des 90 secondes est un terme expliqué par le Dr Jill Bolte Taylor dans son livre,”My Stroke of Insight : A Brain Scientists Personal Journey, pour expliquer la nature et la durée de vie d’une émotion si elle n’est pas interrompue par des pensées.

Selon elle, toutes les émotions durent moins de 90 secondes.

Si quelque chose continue après cela, c’est parce que nous avons ajouté notre propre histoire et choisi de nous accrocher à l’émotion.

Par conséquent, nous provoquons une escalade de nos émotions et nous nous assurons qu’elles durent plus longtemps.

Plus nous rejouons le souvenir, qui est attaché à une pensée, ou répétons une de nos vieilles histoires douloureuses, plus nous restons pris dans le cycle et il sera de plus en plus difficile de nous déconnecter.

Nous sommes les héroïnes de notre film

Comprendre l’engrenage qui s’enclenche après un rejet ou un refus est un premier pas pour prendre le contrôle de nos émotions et nos réactions.

Notre sensibilité est une force. Nous devons apprendre à l’utiliser avec intelligence.

Soyons exaltées, soyons exaltantes! 

Gwen

Vraiment sympa cet article. Alors petit like et gros partage...
  •  
  •  

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

%d blogueurs aiment cette page :